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Test Yakuza Like A Dragon notre avis sur le renouveau de la série façon JRPG avec des combats au tour par tour

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Ces dernières années, les équipes du studio « Ryu ga Gotoku » (studio interne à Sega) ont enchainé les jeux Yakuza avec des remakes et un dernier épisode qui aura mis un terme à l’histoire du légendaire Kazuma Kiryu. Ce personnage iconique des jeux vidéo aura eu une très longue carrière qui se sera étalée sur 7 épisodes (de Yakuza Zero à Yakuza 6), rien que ça ! Mais ça ne veut pas dire que la série s’arrête pour autant, la preuve avec la récente sortie de « Yakuza Like A Dragon » sur consoles et PC ou un certain Ichiban Kasuga a pris la relève et assume désormais le rôle de personnage principal de ce huitième volet de la série Yakuza. Vous noterez d’ailleurs qu’avec ce nouveau départ, les équipes de développement et Sega ont pris la décision de ne plus numéroter le jeu. Ainsi, nous y découvrons de nouveaux personnages, une nouvelle histoire, une nouvelle ville à explorer et surtout un changement radical dans le gameplay puisqu’on passe d’un jeu d’action-aventure avec des affrontements façon Beat’em All à un pur JRPG à l’ancienne qui mise sur un délire bien décalé qu’on n’aurait pas cru possible…

Oui, vous avez bien lu, les combats ne sont plus en temps réel, mais se déroulent au tour par tour où vous choisissez vos actions avec des menus comme vous le feriez dans un Persona par exemple. Nous avons récemment eu l’occasion de doser cette nouvelle aventure sur Xbox Séries X, nous vous donnons notre ressenti sur ce virage opéré à 180 degrés !


★ Note – Rappelons tout de même avant d’entrer dans le vif du sujet que Yakuza Like A Dragon est disponible en vente depuis le 10 novembre 2020 sur PS4, PC via Steam et Xbox One, mais aussi disponible sur les nouvelles Xbox Series X/S avec le fameux Smart Delivery de Microsoft pour tous les détenteurs du jeu sur One. À noter que les possesseurs de la version PS4 qui jouent sur PS5 profiteront prochainement d’une mise à niveau gratuite qui tirera profit des caractéristiques de la console de Sony.


C’est l’histoire d’un ex-tôlard, d’un sans-abri et d’un flic déchu :

L’histoire démarre de nouveau dans le quartier fictif de Kamurocho à Tokyo (les joueurs des anciens opus connaissent très bien cette ville), on y découvre très vite notre héros Ichiban Kasuga, un Yakuza de bas étage qui travaille pour le compte de la famille Arakawa en tant que recouvreur de dettes. Orphelin et élevé dans un « soapland » (un bordel se faisant passer pour un bain public), Ichiban n’a pas eu la vie facile. Il part très vite à la dérive à l’adolescence avant de faire la rencontre du chef de la famille Arakawa qui va bousculer son quotidien et lui permettre d’intégrer la mafia japonaise. Évidemment, on ne va pas entrer dans les détails pour ne pas vous gâcher dans quel contexte tout cela arrive, mais Ichiban est bien trop loyal à la famille Arakawa au point d’accepter sans détour de porter le fardeau d’un crime qu’il n’a pas commis quand son patriarche le lui demande ce qui va le mener à purger une peine de prison de presque 20 ans… En sortant de prison, il découvre que le monde a bien changé, mais sa loyauté à lui n’a pas faibli et il compte bien renouer les liens avec son ancien patron. Malheureusement pour notre héros, les choses ne vont pas se dérouler comme il l’espère et il devra quitter Kamurocho aux portes de la mort pour poursuivre sa route dans une nouvelle destination, Yokohama, une ville aux architectures très variées qui est composée de plusieurs districts que se partagent plusieurs gangs.

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C’est dans cette nouvelle ville que l’aventure va réellement commencer ! Ce que nous vous résumons en cinq lignes tire en longueur dans le jeu avec une introduction qui s’étale sur presque cinq heures ou vous n’avez presque aucune liberté dans vos mouvements. À son arrivée à Yokohama « et contrairement à Kazuma Kiryu qui était du genre solitaire dans les précédents opus », Ichiban va s’allier à plusieurs personnes, dont un sans-abri connu sous le nom de Nanba et un ex-flic connu lui sous le nom de Adachi. Ces trois personnages chercheront d’abord à trouver du travail avant que les choses ne déparent de nouveau sur fond d’enquête de la pègre criminelle de la ville de Yokohama. Un scénario agréablement alambiqué qui se déroule lentement et que l’on prend plaisir à suivre au fil des 15 chapitres qui ponctuent le récit. Tout comme avec les précédents jeux Yakuza, les équipes du studio Ryu ga Gotoku ont soigné les scènes pour donner l’impression de vivre un véritable film interactif. Et si la barrière de la langue pouvait être un problème pour certains avec les précédents jeux de la licence qui étaient uniquement en anglais, il est bon de noter que Sega a cette fois-ci fait l’effort de proposer des sous-titres en français pour pouvoir apprécier pleinement l’histoire, une traduction qui a visiblement bénéficié d’un très grand soin de ce que nous avons plus constaté au cours de cette drôle aventure.

Ichiban aime les jeux vidéo et a une imagination débordante :

Peu de temps après son arrivée à Yokohama, Ichiban ne manquera pas de montrer son attachement aux jeux vidéo, il aime à rappeler qu’il aime tout particulièrement le jeu de rôle « Dragon Quest ». Et c’est là que les choses vont prendre une tournure pour le moins inattendue. Les combats au tour par tour du début de jeu qui se montraient plutôt classiques et dans l’esprit des précédents épisodes de Yakuza vont prendre une tout autre tournure. Ichiban mettra les mains sur une batte légendaire qu’il sortira du sol comme Excalibur ce qui lui donnera une imagination débordante au point de voir ses ennemis d’une tout autre façon.

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En clair, au moment où vous croisez vos futurs adversaires dans la rue et le moment où le combat se déclenche, les yeux d’Ichiban déforment légèrement la réalité des choses voyant alors ses ennemis d’une façon altérée à la réalité. Une excellente idée, qui nous pousse en tant que joueurs à déclencher un maximum d’affrontements rien que pour le plaisir de voir en quoi de simples voyous croisés dans la rue vont se transformer. Il faut d’ailleurs savoir qu’au fil de la progression, Ichiban va croiser un professeur un peu fou qui l’initiera au Sujidex, qui est une sorte de Pokédex où il est possible de répertorier tous les « monstres » croisés en cours d’aventure.

Un système de combat au tour par tour qui ne manque pas de dynamisme :

Bien que les affrontements se jouent désormais au tour par tour, ils se déroulent à un rythme très rapide et presque frénétique. On y retrouve également certaines choses de l’ancien système de combat avec notamment l’ajout de QTE (Quick Time Event) qui s’affichent brièvement lorsque vous exécuter une action ce qui vous permet d’amplifier les dégâts quand vous exécuter correctement une commande qui s’affiche à l’écran. Il y a un certain dynamisme qui se dégage des affrontements de Yakuza Like A Dragon, les actions sont toujours rapides et les coups portés le sont avec la férocité dévastatrice que l’on connait des précédents jeux en plus d’offrir cette fois un certain niveau de stratégie. Il est par exemple possible d’exécuter des actions supplémentaires en tirant parti de ce qui entoure les personnages dans l’environnement, ainsi vous avez la possibilité d’utiliser automatiquement des cônes de signalisation, des vélos et tout ce qui se trouve à proximité comme armes lorsque vous choisissez d’attaquer. Ceux qui ne sont pas trop à l’aise avec les affrontements au tour par tour peuvent activer la fonction de combat automatique qui permet à l’ordinateur de s’occuper du reste en utilisant 3 types de tactiques. Tout comme la vision improbable d’Ichiban qui altère l’apparence des ennemis au cours d’un affrontement, les techniques sont tout aussi loufoques de Nanba invoquant des pigeons pour picorer ses ennemis à Ichiban invoquant une écrevisse tueuse.

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Comme tout bon jeu de rôle, vous devez maintenir vos personnages à niveau, vous gagnez des points d’expérience et des points de jobs. En effet, chaque personnage possède une classe de base et a la possibilité au fil de l’aventure d’entreprendre de nouveaux « jobs » changeant littéralement la façon de combattre d’un membre de votre équipe. Ichiban peut ainsi passer de héros autoproclamé qui assène de grands coups de batte de baseball à cuistot faisant frire une omelette qu’il fera flamber sur la tête de ses ennemis. Tout se mélange est à la fois étrange, mais aussi très drôle. On regrettera peut-être que le jeu comporte bien trop de combats, il est impossible de faire dix pas dans Yokohama sans croiser une bande de voyous prêts à vous casser la gueule.

Un contenu à vous faire tourner la tête, la durée de vie du jeu est colossal :

Hormis l’histoire principale qui peut de boucler en une trentaine d’heures en ligne droite, l’aventure contient un vaste éventail d’intrigues secondaires en tout genre que vous pouvez entreprendre entre deux missions principales en vous rendant dans certains lieux de Yokohama. Il s’agit bien souvent de récits annexes loufoques qui sont là pour vous divertir au maximum avec des situations plus qu’improbables. Et tout comme avec les anciens épisodes, vous pouvez vous attendre à une myriade de mini-jeux et défis en tout genre dont des courses de kart, des salles d’arcades qui comprennent 3 itérations de Virtua Fighter ou encore un mini jeu ou vous vous transformez en dirigeant d’une société dans le but de dégager de très gros profits. Ce nouveau Yakuza Like A Dragon est vraiment complet, généreux et offre des activités très variées ! Si le système de combat a fait l’objet d’une refonte totale, de nombreuses caractéristiques de la série demeurent avec ce nouvel opus.

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Un retard technique flagrant, le Dragon Engine accuse le coup :

En seulement quelques épisodes, le moteur de jeu « Dragon Engine » semble sérieusement accuser le coup, les défauts assez nombreux nous sautent régulièrement aux yeux et l’on sent que « Yakuza Like A Dragon » a quand même un certain retard technique pour un jeu de 2020. Voir des personnages en arrière-plan qui font demi-tour en pleine scène dans la rue pour ne pas perturber le déroulement d’un dialogue ou d’une action, ça fait tache. Certaines scènes manquent cruellement de réalisme, entre visages figés et animations rigides… L’aventure n’offre toujours pas de support avec le HDR, si la ville de Yokohama brille de mille feux de nuit on ne peut pas dire que la lumière du jour lui rende vraiment honneur avec des soucis de lumière et d’occlusion ambiante. Si la distance d’affichage semble meilleure sur Xbox Séries X avec des détails plus fins, il est quand même assez drôle pour une console de dernière génération de voir de l’herbe apparaitre à deux mètres devant le personnage ou voir des choses comme du verre scintillé en arrière plan. Le jeu offre deux modes d’affichages comme la plupart des softs d’aujourd’hui, un mode fidélité pour sublimé le visuel, mais à 30 images par secondes et un mode performance activé de base qui permet de profiter de l’aventure à 60 images par secondes. Si vous jouez sur Séries X, nous vous conseillons quoiqu’il arrive le mode performance qui est bien plus agréable. De toute façon, même en mode fidélité de l’image, vous pouvez voir de l’herbe pop sous vos pieds à deux mètres… On sent que le Dragon Engine a besoin d’une petite révision pour pouvoir assurer l’avenir de la série Yakuza. Bon, nuançons ces propos en précisant que sur Xbox Séries X vous vivez une aventure sans temps de chargements ou presque contrairement à ce que l’on a pu voir avec les versions PS4 / Xbox One qui multiplient les écrans de chargement.


★ En conclusion, Yakuza Like A Dragon est à la hauteur des précédents jeux ?

Si vous avez aimé les précédents jeux de la licence Yakuza, vous apprécierez sans problème ce nouvel opus même avec le changement de son système de combat. Le jeu n’abandonne pas pour autant les joueurs de longue date comprenant suffisamment d’éléments familiers pour satisfaire le plus grand nombre. Dans le fond, l’expérience reste identique et propose une histoire à la fois drôle, mais tout aussi sérieuse à suivre et un casting de personnages dont vous allez sûrement tomber amoureux. Yakuza Like A Dragon se hisse sans problèmes aux côtés des meilleurs jeux sortis au cours de cette année 2020. Si vous n’avez jamais eu l’occasion de tenter l’expérience Yakuza, c’est peut être le moment pour vous de franchir le cap, car nouvelle histoire, nouveaux personnages et intégralement traduit en français (avec doublage anglais ou japonais).


 

Yakuza Like A Dragon

La note
8.5

Durée de vie colossale avec un contenu à vous faire tourner la tête, bonne chance aux completionnistes.

10.0/10

Jeu intégralement traduit en français bénéficiant d’ailleurs d’une localisation soignée.

9.5/10

Excellent casting de personnages, Ichiban Kasuga est parfait comme remplaçant et l’histoire est toujours aussi captivante.

9.0/10

Le système de combat est finalement une belle réussite, un pari risqué, mais le résultat est à la hauteur.

8.5/10

Le Dragon Engine commence sérieusement à accuser le coup et montre un retard technique flagrant.

5.5/10
Yuri
Yuri
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