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(TEST) Fairy Tail un JRPG qui propose le strict minimum notre avis sur le jeu développé par le studio Gust

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Fairy Tail, le shōnen de Hiro Mashima qui a rencontré un large succès dans le monde en manga et en anime a été adapté en un « JRPG » par le studio japonais « Gust » qui fait parti de Koei Tecmo, connu principalement pour la série de jeux de rôle « Atelier ». Il s’agit du premier jeu « Fairy Tail » qui est sorti sur consoles en « Europe ». Il est disponible sur PC via Steam, PS4 et Nintendo Switch depuis le 30 juillet 2020. Il faut savoir que pour produire cette adaptation, les développeurs ont travaillé avec l’auteur Hiro Mashima pour s’assurer de respecter l’oeuvre. Nous aimons particulièrement les jeux de la série « Atelier » et même si les productions de « Gust » ne sont pas dénuées de défauts en général, ce studio qui développe des jeux vidéo de longue date a fait quelques efforts ces dernières années pour proposer de bien meilleures productions. Notamment en 2019 avec « Atelier Ryza » qui était un épisode plutôt sympathique et dont la suite est prévue pour la fin de l’année 2020. Pourtant, le studio « Gust » retombe dans ses travers avec Fairy Tail, une impression qui s’installe dès les premières minutes de jeu pour cette adaptation qui offre le strict minimum. Des graphismes et une réalisation datés, de l’exploration aussi ennuyante qu’inutile et une histoire vraiment très mal racontée… C’est comme regarder l’anime de Fairy Tail en y enlevant toute la magie qui découle du royaume de Fiore…

Le jeu démarre dans le dernier acte de l’arc de l’île Tenro, la guilde Fairy Tail va y vivre un saut de sept ans dans le temps après l’attaque d’Acnologia, le Dragon Noir de l’Apocalypse. Le monde a beaucoup changé après les sept ans d’absence des mages de Fairy Tail, la réputation de la guilde est au plus bas, personne ne se souvient d’eux et tout est à reconstruire. Ce qui marque le point de départ du jeu, un bon choix des développeurs, car l’idée de la guilde qui doit être reconstruite et les sept ans d’absence est une bonne chose pour expliquer pourquoi les héros repartent de « zéro ». Malheureusement, si vous êtes un nouveau venu dans cet univers, vous risquez de ne rien y comprendre, on ne vous explique pas vraiment qui sont les personnages, comment ils se connaissent, ni même que l’on vous explique ce concept de guildes… Il faudra aller faire un tour dans l’encyclopédie accessible in-game ou se renseigner directement sur internet pour mieux comprendre le monde qui entoure les personnages et ce qui lie chacun des protagonistes et antagonistes entre eux.

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Le soft s’adresse avant tout aux fans qui connaissent très bien le shōnen de Hiro Mashima. Le jeu démarre en effet avec un arc bien avancé dans la série pour se poursuivre au grand tournoi magique jusqu’à l’arc Tartaros qui ne marque même pas la fin des différents arcs de Fairy Tail. Les équipes de Gust nous servent ici une histoire au rythme « très » accéléré, avec des scènes bien souvent statiques où vous passez du temps à lire de grandes boîtes de dialogues (à la traduction bien souvent douteuse, oui le jeu est traduit en français) tout en résumant hâtivement certains évènements. Quelques scènes rares sortent heureusement du lot, bien qu’il s’agisse de pur fan-service. Les arcs se jouent sur plusieurs chapitres pour une bonne vingtaine d’heures de jeu rien que pour compléter l’histoire en ligne droite. Il est possible d’y revenir pour compléter quelques activités secondaires de rang S et réaliser quelques quêtes post-game.

Entre quêtes répétitives, soucis de graphismes, et exploration proche du néant…

Après une série de tutos en tous genres pour expliquer les bases du gameplay, le jeu vous fait comprendre très vite que le tableau de quêtes de la guilde va devenir un élément central du gameplay. Celles-ci y sont affichées par les résidents et consistent à éliminer des monstres ou collecter des objets dans les zones environnantes… Ces tâches vous permettent de récupérer de l’argent et de gagner des points d’expérience. En les accomplissant, vous gagnez aussi des « points de renommées » ce qui vous permet d’augmenter votre rang de guilde et à terme vous donne accès à des quêtes de plus haut niveau et à des améliorations des installations pour embellir votre guilde. Avec les bons matériaux, vous pouvez en effet améliorer différents aspects de votre guilde pour y voir apparaitre de nouvelles installations pour faire du commerce par exemple. À mesure que vous partez réaliser des quêtes avec les membres de la guilde, vous pouvez aussi renforcer les liens entre eux ce qui leur permettra d’utiliser de plus longs combos d’unisson en combat. 

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Si au départ vous ne pouvez utiliser que trois membres, le jeu vous permettra à terme d’utiliser jusqu’à cinq membres lors de vos explorations et en combat. Il y a un peu plus de 15 personnages jouables dans le jeu, ce qui est pas trop mal. D’autres sont d’ores et déjà prévus en DLC et arriveront dans les prochaines semaines. Malheureusement, le gameplay se montre très vite répétitif puisque le jeu consiste bien souvent à récupérer les fameuses petites quêtes sur le tableau de guilde pour faire avancer l’histoire. Le souci c’est que ces quêtes sont rébarbatives à souhait, « va chasser 10 oiseaux », « Viens à bout de 20 loups », « ramasse des déchets dans la ville », rien de très original tournant l’aventure à 90% FEDEX. C’est très ennuyant malheureusement. Si encore l’exploration des zones apportait un certain plaisir… 

Vous vous rendez bien souvent dans des lieux cloisonnés ou l’exploration débouche sur des culs-de-sac sans rien à y faire si ce n’est lancer des combats et tuer des monstres à tour de bras. Les zones sont remplies de monstres à la taille bien souvent démesurés qui vous bloquent le passage pour littéralement vous sauter dessus. De quoi masquer les ignobles zones d’exploration du jeu qui sont à un nombre dérisoire et qui se comptent sur les dix doigts des mains. Des zones qui se traversent pour la plupart du temps entre 1 et 2 minutes montre en main. Le Level Design du jeu est très Très mauvais. Et pour ne pas y aider, le soft souffre d’un retard technique important, peu importe le support sur lequel vous jouez… Tout ce qui entoure les protagonistes paraît fade, il y a de gros problèmes de textures, de l’aliasing important, les habitants des villes sont tous clonés et le jeu avait même tendance à ramer énormément en mode docké sur Nintendo Switch avant la publication du patch Day One, la version que nous avons eue pour test (ce point s’est amélioré, mais on note encore des chutes de framerate sur Switch). Notez que vous ne pouvez pas sélectionner plusieurs missions en une fois sur le tableau des quêtes… Vous devez y aller quête par quête avec autant d’aller-retour… Bien que le jeu vous offre tout de même la possibilité de voyager rapidement entre chaque quête, un message apparait quand vous avez terminé votre objectif pour vous demander si vous voulez revenir à la guilde. Mais il faudra revenir dans tous les cas à chaque fois au tableau de la guilde pour sélectionner une nouvelle quête.

Une adapatiton sauvée de justesse par le système de combat et par la bande-son !

Des fois, on se demande s’il n’y a pas un problème dans la chaine de production du studio Gust, c’est comme si deux équipes s’opposaient dans cette boite. L’une s’efforçant à faire ce qu’il y a de plus mauvais dans les jeux vidéo et une qui donne tout pour rendre l’expérience impressionnante. C’est déjà quelque chose qui se ressent avec la série Atelier et qui est encore plus présent dans Fairy Tail. Eh oui, si les quêtes et l’exploration sont à la ramasse, le système de combat est lui assez réussi avec des animations à vous décrocher la mâchoire par moment tellement les développeurs ont bien travaillé sur cet aspect du soft. C’est comme si tout le budget avait été alloué au système de combat et aux animations des personnages pendant les affrontements au détriment du reste. Les combats sont certes classiques, c’est un pur système au tour par tour ou vous pouvez prendre le temps de choisir vos actions, consulter les différentes caractéristiques de vos adversaires. Mais ça fonctionne !

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Vos ennemis sont positionnés sur un quadrillage et vous pouvez voir quelle(s) zone(s) votre attaque touchera en fonction de la compétence sélectionnée. Vous pouvez ainsi faire reculer vos ennemis avec la bonne attaque, les étourdir et produire toutes sortes d’effet qui aura lieu de servir de base pour réfléchir à une bonne stratégie en combat. Ajoutez à cela un système d’éveil qui peut renforcer les personnages pour un temps ou annuler l’action d’un adversaire lors de son déclenchement, des attaques combinées et des supers magiques finales vraiment stylées et vous avez un système de combat aux mécaniques de jeu très bien huilées qui peut se montrer parfois grisant. Il y a un système d’expérience et de progression des personnages à mesure que vous enchainez les combats. Vous pouvez équiper à vos personnages des « Lacrimas » qui les rendent plus puissants. Tout n’est pas rose pour autant, notamment du côté de Lucy et ses invocations. En invoquant « Leo », vous avez par exemple le droit à une animation complète pour son attaque, mais les invocations « Capricorne » ou « Scorpion » par exemple se contentent d’une image fixe… Le bestiaire est aussi assez pauvre à l’image de la série Atelier. En revanche, le jeu propose pas mal de combats de boss assez stylés notamment au moment des grands jeux magiques ou certains combats sont vraiment réussis avec leurs lots d’animations réussies qui vont avec. Le jeu propose trois niveaux de difficulté que vous pouvez modifier à tout moment depuis les paramètres du jeu. Si vous êtes un habitué des RPG aux tours par tours, nous conseillons vivement de jouer dans le mode de difficulté le plus élevé, car Fairy Tail nous a paru malheureusement bien trop facile dans sa difficulté standard.


En conclusion, Fairy Tail un jeu intéressant à faire ?

Fairy Tail est un soft qui a malheureusement bien du mal à susciter de l’excitation chez le joueur. Les fans de la saga seront certainement heureux de retrouver les membres de la guilde « Fairy Tail » dans ce « JRPG » et fermeront les yeux sur les innombrables défauts du soft. En revanche, les joueurs qui découvriront l’univers de Fairy Tail pour la première fois avec ce jeu ne risquent pas de chercher à en savoir davantage sur cet univers tant la magie y a complètement été détruite… L’histoire est assez mal représentée, beaucoup de morceaux y sont coupés et la mise en scène des évènements clefs est relativement passable à coups de boites de dialogue avec des personnages statiques dans des décors aliasés comme jamais. Gust retombe dans ses travers en proposant le minimum syndical, et c’est peu de le dire. Nous sommes assez déçus de ce qu’ils nous proposent avec ce jeu Fairy Tail. Nous espérons que le studio mettra la barre plus haute avec la sortie d’Atelier Ryza 2 en fin d’année… Nous devrions être très vite fixés ! En l’état, Fairy Tail est difficilement défendable, tout nous a paru assez limité malheureusement hormis le système de combat et la bande-son…


 

Fairy Tail

La note
6

Système de combat aux mécaniques de jeux bien huilées, les animations sont souvent impressionnantes

8.0/10

Une bande-son réussie qui se rapproche vraiment du style de l'anime

8.0/10

Fidèle au manga Fairy Tail, mais par manque de budget le jeu vous sort des boîtes de dialogues et des scènes statiques

6.5/10

Une réalisation bien trop datée avec des graphismes presque intolérables !

5.0/10

Tableau, quête, combats, tableau, quête, combats… L’aventure n’offre rien de passionnant… Dommage !

2.5/10
Yuri
Yuri
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