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Test Days Gone notre avis sur le jeu de survie apocalyptique de Bend Studio

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Après plus de 6 ans de développement, le jeu de survie en monde ouvert de Bend Studio est enfin disponible. Révélé au public en 2016, Days Gone aura beaucoup fait parler de lui tout au long de sa création puis inquiété les joueurs lorsqu’il a été décidé qu’il serait repoussé dans le courant de l’année 2018. Le chantier a finalement abouti et Days Gone est en vente dans le commerce en version physique et sur le PlayStation Store en édition digitale depuis le 26 avril 2019 sur PS4.

Ce qui a déjà permis à pas mal de joueurs de poser un avis sur cette nouvelle production après un premier week-end manette en mains. Nous nous sommes nous-mêmes lancés dans cette aventure sur les terres du « No Man’s Land ». Si vous n’avez pas encore franchi le cap, nous vous livrerons au travers de ces lignes notre ressenti sur le jeu après y avoir passé une trentaine d’heures. Ça vous permettra d’y voir plus clair sur le contenu, les points positifs, mais également les mauvaises tares. 

Autant être honnête d’entrée de jeu, il y a du bon, voire du très bon, mais il y a aussi des petites choses assez « bancales » qui peuvent vous ruiner l’expérience, surtout pour un jeu qui se veut assez « réaliste » dans sa vision et sa construction. Notez que nous avons testé le soft sur PS4 Pro, c’est à prendre en compte si vous avez une PS4 « standard » puisque certains des soucis techniques du titre que nous avons constaté en cours d’aventure pourraient se faire ressentir davantage sur le modèle de base.

De Syphon Filter à Days Gone, Bend Studio sous les projecteurs :

Si vous avez joué dans votre enfance sur la première PlayStation (ou même la seconde génération), Syphon Filter est un titre qui doit certainement vous parler puisque Bend Studio est principalement connu pour le développement de cette série. À l’époque, l’entreprise avait pour nom Eidetic avant d’être rachetée par Sony. 

Ce qu’on a tendance à oublier, c’est qu’ils sont aussi à l’origine de l’horrible Bubsy 3D, mais ce « raté » n’aura pas empêché Sony d’investir suffisamment pour en faire un studio interne, ce qui a permis aux développeurs de continuer la saga Syphon Filter et de travailler sur d’autres jeux comme Uncharted Golden Abyss sur la console portable de Sony (PS Vita) avant d’entamer un projet plus ambitieux… Days Gone, la première production « triple A » confié à Bend Studio. Jusqu’à aujourd’hui, ils étaient vus comme la 5e roue du carrosse, mais Days Gone pourrait tout changer sur la vision que les joueurs avaient de ce studio.

Days Gone propose un récit fragmenté en de multiples scénarios qui sont liés entre eux :

Le scénario est assez long à démarrer, mais s’avère être intéressant à suivre sur la durée. Au commencement, Days Gone nous montre comment Deacon St John (le personnage principal que le joueur contrôle), un motard hors-la-loi a survécu à la pandémie qui a transformé une grande partie de la population en sorte de mutants. En plein boom de l’épidémie, Deacon décide de laisser sa femme blessée monter dans un hélicoptère de survivants. Malheureusement, O’Brian, un membre d’une organisation connue sous le nom du Nero lui annonce qu’il ne peut transporter que deux personnes supplémentaires à bord… 

Et manque de chance, ils sont trois… Deacon et Sarah sont aussi accompagnés de William Gray autrement appelé Boozer qui est un ami proche du héros. Pensant qu’elle serait en sécurité dans l’hélicoptère, Deacon confie Sarah à O’Brian pendant que lui la rejoindra plus tard par ses propres moyens avec Boozer. Malheureusement, les choses ne vont pas se passer comme il l’espérait et deux ans plus tard on découvre que Deacon est toujours avec William (Boozer), mais que Sarah n’est pas présente. 

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Les deux compères parcourent les routes de Farewell en tant que chasseurs de prime. Alors qu’ils s’apprêtaient à laisser le passé derrière eux et se diriger en direction du nord de Farewell, un évènement va les contraindre de revoir leurs plans de départ. Plus les choses vont prendre de l’ampleur et plus Deacon sera en quête de vérité en ce qui concerne le sort de Sarah. Leur relation étant longuement explorée au travers des flashbacks jouables. Au passage, Deacon se laissera embarquer dans toutes sortes d’affaires liées aux différents camps de survivants que compte le « No Man’s Land ».

Et c’est tout le problème de la structure de Days Gone, tout est fragmenté en de multiples scénarios qui sont connectés entre eux. Ce qui donne l’impression au départ d’une narration bancale et d’une mise en scène datée. Alors que c’est tout le contraire ! Au fil de la progression, on se rend compte qu’on a affaire à une histoire passionnante à l’écriture maitrisée avec quelques moments poignants et des rebondissements inattendus. Le tout soutenu par des acteurs impliqués qui donnent vie aux différents personnages et des animations faciales parfois criantes de vérité.

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Dommage cependant que le doublage français ne sonne pas toujours juste ou parait par quelques fois surjoué, cassant quelque peu l’immersion. Et le parti pris de ne jamais montrer la violence de certaines scènes peut aussi être dérangeant. Les protagonistes évoluent dans un monde où il n’y a pas plus de lois et/ou chacun se comporte comme il l’entend, c’est donc tout à fait normal d’y voir des choses qui pourraient avoir un caractère choquant pour le public, ça aurait donné plus de crédibilité à une histoire qui se veut de toute manière mature. 

Là, les scènes se contentent d’avoir un angle de vue en hors champs lors d’actions qui pourraient être considéré comme choquantes… Bizarre pour un jeu à la classification Pegi 18.

Un « monde ouvert » riche en détail aux paysages impressionnants… :

L’open World de Days Gone est assez impressionnant avec des paysages variés à parcourir. Si le début ne donne accès qu’à une parcelle de la carte, le fil de l’histoire permet au joueur d’explorer les différentes régions du Farewell toujours plus loin vers le sud avec des paysages qui changent complètement d’aspects. Vous passez de la forêt de pins au désert de l’Orégon en passant par des vallées luxuriantes jusqu’au sommet de montagnes enneigées. Le travail effectué sur les décors force l’admiration. 

Et c’est sans compter sur les effets météorologiques qui renforcent l’immersion du joueur dans ces paysages, pluies battantes, violents orages, tempêtes de neige qui recouvre le tout d’un manteau blanc de façon dynamique, Days Gone sait comment faire pour en mettre plein les yeux à ceux qui parcourent les différentes régions de Farewell et profite même d’un cycle de jour et de nuit.

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… Mais avec le syndrome du « je cherche à trop en mettre »… :

Néanmoins, monde ouvert oblige, la carte du jeu est parsemée de repères et d’icônes en tout genre, certaines représentent les missions principales, tandis que d’autres apparaissent être totalement optionnels… Vous n’échappez pas aux traditionnelles activités redondantes, comme des exterminations qui consistent à détruire des nids d’infectés, des missions de nettoyage de camps avec de méchants humains, ou encore des checkpoints à alimenter en courant… Des petites missions sans grand intérêt qui se multiplient avec le temps. Comme les scénarios de l’histoire, ces activités ont un pourcentage de complétion qui augmente au fur et à mesure qu’on les termine donnant une estimation de « combien il en reste » sur la carte. 

… Et le syndrome de se rendre d’un point « A » à un point « B » :

C’est quelque chose que l’on retrouve assez souvent dans les productions du genre en monde ouvert. Vous lancez une activité, vous partez d’un point « A » pour rejoindre un point « B ». Eh bien, c’est d’autant plus vrai dans Days Gone et pas seulement pour les missions annexes. La plupart vous mèneront d’un itinéraire « A » à une destination « B » juste pour récupérer un objet, voir une scène ou d’autres choses rébarbatives qui donnent un sentiment de lassitude sur la durée. Vous n’en avez pas marre des jeux qui vous prennent par la main comme si vous n’étiez pas capable de trouver une destination par vous même ? Car nous, à la rédaction de Génération Game c’est quelque chose que nous avons de plus en plus de mal à supporter. 

Un système de jeu complet avec différentes approches de combat et des éléments de RPG :

D’un point de vue des mécaniques de jeu, Days Gone est solide bien qu’il n’innove pas des formules vues et revues dans les mêmes softs du genre. Vous pouvez utiliser des armes à feu et tout faire exploser, vous pouvez jouer de façon furtive et vous faufiler derrière vos ennemis humains ou infectés pour ne pas être repéré et il est possible de « crafter » des objets grâce à des ressources que vous collectez à droite à gauche, c’est un titre de survie à la troisième personne comme on en a vu d’autres depuis une bonne décennie.

Là où il tente de se montrer original, c’est en introduisant une moto au centre de tout ça que le joueur doit bichonner comme si c’était son instrument de survie. Elle peut tomber en panne d’essence, avoir un problème moteur, si ça arrive il faut trouver un moyen de remettre du carburant ou de la réparer.

Cette moto peut recevoir de nombreuses améliorations au fil de l’aventure pour renforcer par exemple le réservoir pour qu’elle parcoure plus de kilomètres avant de tomber en panne sèche, elle peut aussi permettre à Deacon de transporter des munitions supplémentaires grâce à des sacoches à l’arrière et plusieurs autres choses plutôt cool allant jusqu’à la personnalisation visuelle.

Deacon évolue également au fil de la progression grâce à un système de points d’expérience. Plus on accomplit des missions ou des actions, et plus on gagne en niveau ce qui permet d’obtenir diverses compétences parmi trois arbres possibles, à savoir la survie, combat de mêlée et combat à distance.

Le joueur peut également commercer avec des survivants dans les différents camps de la MAP. Pour cela, il faut des crédits, argent qui est indépendant en fonction du refuge où vous vous trouvez. Admettons que vous avez 6000 crédits dans une zone, cette monnaie n’est pas valable pour un autre endroit ou les survivants se rassemblent. Les crédits se gagnent en terminant des jobs ou en apportant des primes ou de la viande et des plantes. Dans le jeu, il y a en effet des animaux sauvages et non infectés qui rôdent dans les bois et partout ailleurs ils peuvent être une source de nourriture pour la cuisine des différents camps.

Mutants, grouilleurs, têtards, brutes, les types d’infectés :

Days Gone est avant tout un jeu qui met en scène la fin du monde tel que nous le connaissons avec l’apparition d’une épidémie qui a transformé la majeure partie de la population. Le joueur doit donc s’acclimater avec des espèces de mutants aux comportements d’animaux sauvages qui peuvent parfois se déplacer en horde. Vaincre une dizaine de grouilleurs isolés n’est pas une tâche bien compliquée, mais faire face à une horde composée d’une centaine de mutants est une autre paire de manches et demande une certaine préparation. 

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Et comme si cela ne suffisait pas, il existe de multiples types de créatures, comme la brute plus grosse que la moyenne qui arrache même les membres de ses semblables ou celui qui hurle et qui prévient une meute à des kilomètres à la ronde… Et il y a aussi les tritons, ce sont des enfants et des adolescents mutants au comportement passif qui montent sur les toits pour rester à l’écart. Si l’on peut penser qu’ils sont sans danger, c’est tout l’inverse puisque ces petites créatures fourbes attendent que vous soyez blessé pour vous sauter dessus. Le virus n’a pas épargné les animaux non plus, mais nous vous laisserons la surprise de découvrir quels genres de bêtes sauvages ont pu être touchés par l’épidémie. 

Ça « Deacon » sévère dans le No man’s land !

Comme expliqué précédemment, au début de l’aventure, vous n’avez accès qu’à une petite parcelle de la carte. Pourtant, plus vous allez avancer et plus elle va s’étendre vers le Sud pour révéler l’énorme terrain que peut offrir « Farewell ». Le problème, c’est que plus la zone de jeu grandie et plus les soucis techniques apparaissent avec de grosses chutes de FPS, des microcoupures et d’autre chose qui vous feront grimacer. 

Et ne parlons pas des nombreux bugs parfois frustrants qui peuvent aussi créer des situations cocasses. Tuer un ennemi de façon furtif qui n’est pas sur une hauteur similaire à vous produira par exemple une animation assez ridicule. Certains protagonistes lambdas flottent dans le vide comme certains éléments du décor même si c’est plus rare d’en croiser. Vous verrez bien plus souvent deux personnages gérés par l’IA avoir le malheur de suivre une trajectoire identique et ne plus savoir quoi faire (chose fréquente pour le coup) au contact. Il y a pas mal de bugs dans ce genre et l’on comprend mieux pourquoi le soft a eu besoin de quelques mois supplémentaires de « peaufinage » avant de sortir. 

D’ailleurs, on ose imaginer le résultat si les équipes de Sony avaient suivi le plan initial de le proposer aux joueurs en 2018… Rassurez-vous tout de même, les développeurs mettent tout en œuvre pour corriger la plupart des problèmes pointés du doigt par les premiers acquéreurs et la presse en général. Notez qu’à l’écriture de ce test, un patch 1.05 a été déployé et que les choses semblent s’être stabilisé en ce qui concerne les grosses chutes de FPS qui apparaissaient dans certaines parties de la carte.


★ En conclusion, Days Gone est un bon jeu à faire ou non ?

Outre les petits bugs qui peuvent se montrer ennuyants sur la durée, ne vous y trompez pas, Days Gone est un titre plutôt intéressant ! Vous y découvrirez une histoire passionnante à suivre même si elle met du temps à se structurer le tout soutenu par un jeu d’acteur et des expressions de visages digne d’éloges. Les mécaniques de gameplay ne sont pas en reste avec un solide système qui permet de choisir différentes approches lors d’affrontements avec des groupes rivaux ou des hordes d’infectés. 

Parcourir le monde ouvert avec la moto de Deacon est un réel plaisir, on sent qu’elle a reçu un soin tout particulier des concepteurs pour reproduire des « sensations » de route assez fidèle, on est plus proche d’une conduite réaliste qu’un ressenti d’arcade. Le jeu est aussi généreux en contenu, vous y passerez facilement une quarantaine d’heures pour l’histoire, une durée de vie qui s’étendra au-delà si vous souhaitez terminer toutes les activités et également vaincre chacune des hordes. Days Gone ne révolutionne certes pas la formule du monde ouvert ou de l’univers post-apocalyptique, mais il n’en reste pas moins un jeu intéressant à faire.


 

Days Gone

Très bon!
8

Monde ouvert réussi, de beaux graphismes et une chouette direction artistique !

9.5/10

Parcourir Farewell en moto c’est top, la conduite est très « réaliste ».

9.0/10

Une histoire longue à démarrer, mais qui s’avère passionnante à suivre sur la durée.

8.0/10

Un doublage FR qui n’est pas toujours dans le ton, un peu surjoué en fonction des situations

7.5/10

De gros soucis techniques (même sur PS4 Pro) et des bugs à outrance...

6.0/10
Yuri
Yuri
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