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Test : Anthem, l’action RPG en ligne de Bioware – Une bonne pioche ? Notre avis sur le jeu !

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Comme beaucoup d’entre vous, nous nous sommes lancés récemment dans l’aventure proposée par Anthem, le nouveau jeu des équipes de Bioware. Un shooter en ligne à la dimension action RPG fait par un petit studio de rien du tout à qui nous devons entre autres la série Mass Effect, Dragon Age ou encore le très bon Star Wars: Knights of the Old Republic. 

Nous ne sommes évidemment pas sérieux lorsque nous parlons d’un petit studio puisque Bioware est un grand nom dans l’industrie vidéoludique et c’est donc tout naturel d’avoir vu un certain engouement se former autour d’Anthem depuis sa révélation en juin 2017 à l’occasion de la conférence E3 d’Electronics Arts (EA).

Depuis son annonce, Anthem est passé par tous les rebondissements possibles, avec entre autres le départ du directeur général en juillet 2017 remplacé depuis par un certain Casey Hudson qui avait lui-même quitté les équipes de Bioware en 2014. Nous apprenions aussi dans la foulée avec tristesse la disparition du concepteur principal Corey Gaspur ou encore le départ précipité du responsable des animations la même année… 

Beaucoup d’évènements qui auront peut-être eu tendance à fragiliser la structure d’Anthem avec le temps… Et autant être honnête avec vous, entre son annonce en grande pompe avec des extraits à vous décrocher la mâchoire et son lancement sur PS4, Xbox One et PC, Anthem nous a fait ce qu’on appelle dans le jargon du JV, une « Watch Dogs »… Pour ceux qui ne saisiraient pas cette comparaison, comprenez par là que le pauvre Anthem a été amputé dans tous les sens et qu’il a eu le droit à un méchant downgrade graphique et technique bien que nous ne nous concentrerons pas vraiment là dessus dans ce test… Car Anthem souffre d’autres choses bien plus graves, explication (Notez que ce test a été réalisé sur PS4 Pro) !

Fort Tarsis, protagonistes et missions ce que propose Anthem :

Toutes les activités d’Anthem passent par un « HUB » central appelé le « Fort Tarsis ». C’est ici que vous pouvez améliorer votre Javelin et entreprendre des contrats en interagissant avec les différents personnages présents sur les lieux. Contrairement aux missions, les moments passés à « Fort Tarsis » se font dans une vue à la première personne. 

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Ici, vous avez la possibilité de faire des emplettes ou consulter différentes informations comme les défis journaliers, hebdomadaires ou mensuels. Il y a aussi un système d’alliance qui permet aux joueurs d’être récompensés avec des pièces (l’argent du jeu) en fonction de l’expérience accumulée pendant les expéditions.

Fort Tarsis sert aussi à renforcer tout l’aspect « background » d’Anthem, il est possible d’y récupérer de nombreuses informations qui viennent s’ajouter au « Cortex » du joueur. Ce sont des textes à lire qui s’ajoutent à une sorte de bibliothèque du jeu et qui permettent aux joueurs de mieux comprendre les différents termes employés en cours d’aventure… Javelins, Arpenteurs, Maelstrom, Crypteurs, Démiurges et autres. Autant de termes qui ne sont pas toujours bien expliqués et qui ne prennent jamais vraiment de sens dans la trame principale en dehors des notes collectées par-ci par-là qui peuvent vite noyer le joueur dans une masse d’information.

Et pour cause, votre carrière de Freelancer débute en pleine période de crise ne permettant pas de bien comprendre les enjeux de base même si les doubleurs (VF ou VO) y mettent toutes les bonnes volontés du monde lorsque vous assistez à une conversation. Le joueur se sent toujours détacher de tout ça comme si ça ne le concernait pas vraiment et ce sentiment est présent jusqu’à la dernière minute de la trame principale. Pourtant il y a eu un excellent travail d’effectuer entre la proximité du joueur et de son interlocuteur. 

Sur certaines conversations, on a vraiment l’impression que l’interlocuteur s’adresse au joueur, il y a un jeu de caméra couplé à des expressions de visages vraiment impressionnants. Quand on sait que le dernier Mass Effect a vivement été critiqué sur ce point, nous ne pouvons qu’être impressionnés par le travail accompli sur Anthem à ce niveau. Mention spéciale à Faye et Haluk qui sont les deux personnages les plus intéressants à suivre… Les autres sont soit anecdotiques ou alors pénibles, Owen en tête de liste.

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Owen est un personnage insupportable…

Les moments de vie à Fort Tarsis vont permettre au joueur d’entreprendre des missions et autres contrats pour partir en expédition seule ou avec d’autres coéquipiers dans le « Bastion », un monde ouvert où la nature a repris ses droits. Pour partir en mission, il suffit d’interagir avec un exosquelette / Javelin qui n’est pas sans rappelé l’armure d’Iron Man positionné à une sorte de rampe de lancement de Fort Tarsis.

Un gameplay maitrisé offrant un très bon système de combat :

Côté gameplay, Anthem est vraiment très bon ! Lorsque vous parcourrez l’open world, la caméra bascule en vue à la 3e personne pour se positionner à l’arrière du Javelin. Très vite, on se rend compte que c’est nerveux et que ça explose de partout, le joueur à un très bon contrôle sur son exo. Le gameplay rappelle d’ailleurs fortement un certain Mass Effect Andromeda avec un système de combos qui se déclenchent sur les ennemis en fonction des éléments combinés ce qui ajoute aux dégâts de base des effets supplémentaires. 

À bord du Javelin, vous parcourrez le monde (le Bastion) en volant ce qui permet de se déplacer rapidement d’un point à un autre. La combinaison peut surchauffer en vol, mais il est toujours possible de refroidir les moteurs en passant dans une cascade, en plongeant dans l’eau ou en descendant en piqué d’un seul coup. Même dans les zones les plus escarpées du Bastion, le Javelin reste maniable en vol c’est très agréable.

En combat, vous avez la possibilité de faire des mouvements d’esquive, de déployer des barrières protectrices ou encore de vous stabiliser en mode vol pour tirer de longues rafales de balles sur les ennemis du jeu avant de plonger avec votre arme de contact sur vos adversaires juste avant la surchauffe du Javelin. L’exosquelette est très mobile et offre un sentiment de puissance absolu. 

Il y a quatre classes de Javelins offrant chacun leurs propres spécificités et qui sont d’ailleurs tous déblocable dans la même partie. Inutile de relancer l’aventure de zéro pour tester les autres Javelins du jeu, il suffit d’augmenter son niveau de joueur pour débloquer les autres classes.

Des missions et des expéditions très répétitives :

Nous y sommes, le coeur même du jeu ! Toutes les missions d’Anthem se ressemblent en s’enchainent sans la moindre saveur. Vous partez d’un point « A » pour bifurquer par un point « B » et finir votre course à un point « C ». Tout est totalement FEDEX, les missions ne servent à rien d’autre que de servir de prétexte au jeu pour faire avancer sa trame principale. Les missions sont soutenues d’une narration totalement bancale qui accompagne les joueurs tout au long de l’aventure. Là encore, impossible de se sentir concerné par les dialogues… 

Les interlocuteurs d’une mission n’auront de cesse de vous dire, « va ici », « fait ça », « détruit ça »… Vous avancez sans réel but et n’êtes jamais vraiment récompensé à la hauteur de vos actions. Pas d’améliorations pour le HUB, pas d’éléments visuels ou d’améliorations spécifiques pour votre Javelin (ou très peu), on a toujours la sensation que ce que l’on fait dans Anthem ne sert strictement à rien. 

Le seul intérêt réside dans l’obtention de pièces d’équipements collectés en chemin sur les monstres que vous tuez à tour de bras. Équipements qui sont dans tous les cas cappé par LvL du joueur, vous devez atteindre un niveau spécifique pour commencer à « looter » (faire apparaitre) du rare, de l’épique ou même du magistral à haut rang.

Les armes et équipements magistraux offrent bien plus de bonus

Rien de bien passionnant et sans réelles surprises d’autant plus que toutes les armes et les équipements que vous obtenez dans le jeu se ressemblent fortement… Très peu de variation dans les armes, rien de bien unique jusqu’à atteindre le « End Game » ou là vous commencez à avoir des armes qui ressemblent à quelque chose.

En avançant dans l’histoire, les missions tenteront de se montrer un peu plus originales sans jamais briller en plaçant sur la route du joueur des interrupteurs à faire tourner dans le bon sens, la réponse étant dans tous les cas inscrit quelque part dans le décor et il est possible de prendre part à trois forteresses. Des donjons un peu plus travaillés qui finissent sur un gros boss, le problème c’est qu’il n’y a que trois donjons pour le moment, c’est très peu et l’on a vite fait d’en faire le tour… Même en testant les difficultés supérieures comprenant les modes grands maitres ce ne sera pas plus passionnant, car Anthem est un jeu répétitif à l’extrême…

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Et le pire, c’est que quand vous prenez part à un contrat que vous avez déjà terminé en partie rapide pour aider d’autres joueurs, vous n’avez aucune possibilité de faire sauter les scènes du jeu qui dure parfois plusieurs minutes… Et ça, c’est si vous avez la chance de tomber dans une partie dont l’objectif s’est bien déclenché, car les bugs sont très très nombreux sur Anthem. 

Des chargements sans fin et des bugs à outrance :

En jouant à Anthem vous avez de quoi vous arracher les cheveux. Le jeu est rempli de bugs qui viennent ruiner le plaisir ! Il y a des problèmes d’affichage sur les statistiques des équipements que vous obtenez en expédition… Les évènements de certaines missions ne se déclenchent que quand ça leur chante, les monstres apparaissent parfois à l’infini vous bloquant dans une spirale sans fin… Et l’on ne vous parle pas du moment ou nous avons traversé le décor pendant plusieurs minutes avant que le jeu ne s’arrête totalement (voir images).

Tous ces bugs ont le don d’exaspérer le joueur et c’est sans compter sur des écrans de chargements interminables qui apparaissent à la moindre action. Vous allez à la forge pour modifier votre Javelin, un écran de chargement… Vous allez à Fort Tarsis, un écran de chargement…  Vous lancez une mission, un écran de chargement… Vous entrez dans une grotte en mission, hop un chargement… 

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Habituez-vous à cet écran de chargement, vous allez le voir très souvent…

Et le petit dernier pour la route… Un écran de chargement pour vous faire rejoindre votre équipe lorsque vous êtes trop lent… Hey ! ce n’est pas la faute du jeu, il fallait aller plus vite !

Ceci est l’un des pires aspects d’Anthem, si vous ne suivez pas les objectifs assez rapidement, vous serez alors constamment téléporté jusqu’à votre escouade même si vous étiez à 3 secondes de leur position… Ce qui cause obligatoire l’affichage d’un écran de chargement. Sur 50 heures de jeu, on peut dire sans peine que vous passerez environ 4 heures minimum à regarder des écrans de chargement vides de la moindre information utile…


★ En conclusion, Anthem ça donne quoi ?

Outre le downgrade graphique et technique évident passé les premières minutes de jeu (notamment en découvrant Fort Tarsis), c’est tout l’aspect répétitivité du titre qui nous saute littéralement aux yeux et qui nous accompagne pour tout le reste de l’aventure. Anthem ne se montre jamais très original dans sa structure avec des missions « FEDEX » sans aucun intérêt… le jeu souffre en plus d’une narration bancale qui ne permet pas au joueur de bien saisir les enjeux de ce monde imaginé par les équipes de Bioware. Il faudra passer du temps à lire toutes les entrées du Cortex en dehors des missions / expéditions pour bien comprendre comment le monde en est arrivé à ce stade et faire la lumière sur l’histoire des premiers Freelancers. 

Intéressant sur le papier, Anthem n’a pas les qualités nécessaires manette en main pour pousser les joueurs à s’y investir vraiment. Des chargements interminables, des allées retours pénibles vers « Fort Tarsis » (le hub central du jeu) et des bugs à outrance viennent trop facilement gâcher la fête. Ce qui est sûr c’est que les équipes de Bioware vont avoir beaucoup de travail pour pouvoir redresser le navire. Heureusement, ils semblent à l’écoute des joueurs et les premières améliorations ne tarderont certainement pas à venir. Anthem étant un jeu « à service », il a donc toutes ses chances de se bonifier avec le temps pour finir par offrir un réel intérêt si les développeurs restent à l’écoute des fans les plus actifs. 

Attention, tout n’est pas à jeter, s’il y a bien un domaine ou Anthem brille totalement c’est dans son système de combat grisant qui offre un véritable sentiment de puissance au fur et à mesure que le Javelin du joueur s’agrémente d’options et accessoires en tout genre. Le moteur de jeu Frostbite 3 permet en plus de profiter d’un Sound Design d’exception tout comme un certain Battlefield qui utilise le même moteur de jeu. 

→ Étant donné que Anthem est un jeu à service, nous nous réservons le droit de publier un deuxième test d’ici quelques mois selon les modifications et ajouts de la part des équipes de Bioware. 


 

Anthem

Peut mieux faire…
6

Un excellent système de combat avec la sensation de puissance qui s’en dégage.

10.0/10

Le moteur de jeu Frostbite 3 et le sound design qui envoient du lourd.

10.0/10

Le bastion est un chouette Open World, mais sous exploité.

6.0/10

Un jeu ultra répétitif sans réel but et aux enjeux douteux

4.0/10

Des bugs, des crashs et des écrans de chargement sans fin.

0.0/10
Yuri
Yuri
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